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Evolution de l’orchestre dans la symphonie – Claude Torrent
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Evolution de l’orchestre dans la symphonie

Une symphonie est une composition instrumentale savante, de proportions généralement vastes, comprenant plusieurs mouvements joints ou disjoints, et faisant appel aux ressources de l’orchestre symphonique.

Joseph Haydn (1732-1809) reste le maître incontesté du genre avec 104 symphonies. Mozart (1756-1791) en composa 41

L’orchestre n’a pas cessé d’évoluer depuis le début du XVIII e siècle. Dans les premières symphonies d’ Haydn il était composé de l’ensemble de cordes : violons 1 et 2, altos, violoncelles et contrebasses , les deux instrument jouant la même partie. A cela se rajoutaient parfois 2 hautbois, 2 cors , le basson jouant avec les violoncelles .

Haydn va faire évoluer son orchestre comme dans la symphonie «  Oxford » n°92  avec 1 flûte, 2 hautbois deux bassons, deux cors , deux trompettes, timbales et ensemble de cordes, Dans sa symphonie «  Militaire »  n°100 il utilisera des percussions comme la grosse caisse, les cymbales et le triangle .Le musicien ajoutera 2 clarinettes en la dans sa symphonie «  Londres ».

 

 Mozart aussi fera évoluer l’orchestre comme dans sa 25 e symphonie avec l’utilisation des 4 cors.

A cette époque le trombone n’était pas utilisé dans la symphonie . Il était réservé au genre religieux, comme dans le Requiem de Mozart où on l’entend au début du « Tuba Mirum » .Le maître utilise aussi dans cette œuvre le cor de basset  . C’est un instrument transpositeur en fa proche de la clarinette .

On verra apparaître le trombone dans l’orchestre avec Schubert dans sa symphonie «  inachevée » et dans sa 9em symphonie dite «  la grande » .Beethoven l’ utilisera dans le final de sa 5em symphonie et aussi dans la 9em avec apport d’un contrebasson et bien sur des voix humaines : sopranos, altos, ténors basse. Plus tard , à la fin du 19 e siècle Gustave Malher terminera aussi sa symphonie « Résurrection » par un chœur et des solistes vocaux .

L’orchestre se renforcera au 19 e siècle et se composera  , désormais de 2 flûtes 2 hautbois , deux clarinettes , 2 bassons , 4 cors , 2 trompettes , 2 trombones altos , 1 trombone basse et tuba , timbales et ensemble de cordes, C’est celui qui sera, d’une façon générale , utilisé par les grands symphonistes comme : Spohr , Bruckner , Schumann , Brahms , Dvorák , Tchaïkovski. …….

Berlioz y ajoutera un harpe dans sa symphonie « fantastique » ; d’autre , comme Ernest Chausson le cor anglais ou la clarinette basse. Édouard Lalo va construire sa symphonie Espagnol autour d’un violon solo à la manière d’un concerto .C’est une œuvre d’une grande virtuosité pour le soliste est construite en cinq mouvements.

Quant-a Saint -Saens il utilisera dans sa 3em symphonie le piano et l’orgue .Dans cette symphonie on voit apparaître toute la puissance orchestral.

Au 19 e siècle on vit apparaître un genre différence avec le poème symphonique.

C’est  est une composition orchestrale, généralement en un seul mouvement, de forme libre, inspirée par une idée extra-musicale poétique ou descriptive, très en vogue au xixe siècle. C’est l’un des genres représentatifs de la musique à programme au xixe siècle, au côté de la symphonie à programme et de l’ouverture à programme. La différence entre la musique à programme et le poème symphonique — appelé Sinfonische Dichtung ou encore Tondichtung (littéralement « poésie sonore ») dans la tradition germanique —, réside en ce que le poème symphonique, issu de l’ouverture de concert, s’organise en un mouvement alors que la symphonie à programme obéit au découpage traditionnel du genre symphonie. La Symphonie fantastique et Harold en Italie d’Hector Berlioz, la Sinfonia Domestica et Une symphonie alpestre de Richard Strauss sont, par exemple, des symphonies à programme et non des poèmes symphoniques.

Si les deux grands représentants du poème symphonique en Allemagne furent Franz Liszt (13 poèmes symphoniques, parmi lesquels MazeppaProméthéeHamlet, etc.) et Richard Strauss (Don JuanAinsi parlait ZarathoustraDon Quichotte, etc.), ce genre musical connut un destin lié à sa nature, subissant les attaques des défenseurs de la musique pure (ou musique absolue), en tout premier lieu d’Edouard Hanslick, célèbre critique musical hostile à Wagner (et dépeint par ce dernier sous les traits de Beckmesser dans Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg). Le poème symphonique se fit souvent — notamment dans les pays de culture nordique ou slave — le vecteur d’une pensée « nationaliste » en musique (Jean SibeliusFinlandia ; Bedřich SmetanaLa Moldau) ou de fantasmes orientalisants (Nikolaï Rimski-KorsakovShéhérazade).

 

claudetorrent
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